à venir... merci d'utiliser le formulaire en attendant

Les 7 principes de la sagesse Huna

Il y a très longtemps, les guérisseuses et guérisseurs se sont rassemblés pour partager leurs observations de la vie et les transmettre dans une forme qui puisse être facilement enseignée et dont on se souviendrait comme un art.

Ils ont choisi d’exprimer leur sagesse en 7 principes de base, de par le symbolisme du chiffre 7. En Hawaiien le chiffre 7 est hiku:

  • hi est le principe féminin signifiant ‘couler ou circuler’.
  • ku représente le principe masculin signifiant ‘rester ferme’.

Ce sont essentiellement des principes de manifestation de la cause intérieure ou cachée des évènements extérieurs.

Ces 7 principes représentent une philosophie à vivre, ce sont des outils pour nous permettre de penser et méditer dans la vie de tous les jours et toutes les nuits.

« Si votre lumière émane du coeur, vous ne serez jamais perdu »   -Rumi-

« Nous sommes les créateurs et co créateurs avec l’univers. La sagesse Huna nous permet d’apprendre cela consciemment. Derrière tous les systèmes réside cette unité essentielle, ce que nous appelons Dieu, et qui en l’occurrence, ne représente pas la même chose pour tout le monde. Dans la philosophie Huna, Dieu et l’univers sont un et la même chose. Tous les fondateurs des grandes religions du monde sont d’accord avec cela, seulement les partisans ont tendance à faire une fixation sur les classifications et les différences, ce qui crée une séparation. Le nom pour cette présence infinie et éternelle en Hawaiien est kumulipo, traduit comme ‘source de vie’ mais qui veut aussi dire ‘le grand mystère »   ~ Serge Kahili King ~

1. IKE

Le monde est tel que nous le pensons

2. KALA

Il n’y a pas de limites

3. MAKIA

L’ énergie suit l’attention

4. MANAWA

Le présent est le moment de pouvoir

5. ALOHA

Aimer, c’est être heureux avec

6. MANA

Tout pouvoir vient de l’intérieur

7. PONO

L’efficacité est la mesure de la vérité

1 – Le monde est tel que nous le pensons

IKE » soyons attentif

C’est la pierre angulaire de Huna et cela veut dire que nous créons notre propre expérience de la réalité à travers nos croyances, attentes, attitudes, désirs, peurs, jugements, ressentis ainsi que nos actions et pensées constantes. Nous avons la possibilité de changer notre expérience du monde en changeant notre façon de penser.

La peur, la colère ou la rancune peuvent nous rendre malade et diminuer notre efficacité alors que des pensées de confiance, détermination, amour et pardon peuvent nous ramener à la santé. Dans le domaine métaphysique, les pensées attirent leur équivalent. En d’autres mots, nos pensées positives attireront des évènements et personnes bénéfiques dans notre réalité, et nos pensées négatives attireront des expériences négatives de la même manière. Une évaluation sincère de nos pensées démontrera clairement cet effet.

Une idée partagée par de nombreux sages est que notre expérience est déterminée par notre foi ou confiance, par ce que nous croyons. Pour les chamanes, nous rêvons notre vie.

La réalité que nous expérimentons en ce moment même n’est que l’un d’une multitude de rêves. Ce qui semble être une réalité extérieure se passe en fait à l’intérieur de notre tête.

Avez-vous déjà eu un rêve la nuit qui semblait aussi vrai, voire même plus vrai, que votre expérience diurne ? Si oui, alors la seule façon de faire la différence était que ce rêve (ou cette réalité) avait plus de mémoires auxquelles vous pouviez vous ‘accrocher’.

D’un point de vue chamanique, les mémoires et souvenirs ne sont que d’autres rêves…

Une autre signification de ce principe est que tous les systèmes sont arbitraires. Tout est créé et la vérité absolue est ce que nous décidons qu’elle est. Autrement dit, tous les systèmes qui décrivent la vie et son fonctionnement sont arbitrairement créés (souvent à partir d’expériences).

Notre réalité est basée sur notre interprétation de ceux-ci:

  • soit nous les prenons comme absolus et décidons d’accepter l’interprétation de quelqu’un d’autre sans la questionner.
  • soit nous faisons d’abord passer cette information à l’intérieur de nous et ajustons (ou pas) notre réalité, en conscience.

Donc le plus important n’est pas de savoir si tel ou tel système est vrai (un concept arbitraire) mais s’il fonctionne bien pour nous et s’il a du sens.

 

« Rêver, c’est le début du changement.

Je rêve donc je deviens »

Le système Huna avec ses 7 principes est reconnu comme étant juste arbitraire et créé comme n’importe quel autre système. Il n’est pas présenté comme la vérité mais comme une collection d’hypothèses qui nous permet de pratiquer l’art du chamanisme de manière plus efficace, il n’a pas besoin d’être défendu. Si ces principes marchent pour nous, nous les utilisons et si cela ne marche pas, nous utilisons alors quelque chose d’autre.

Une personne sage se sent libre de changer de système à volonté, selon la situation. Cela accorde beaucoup de tolérance aux autres systèmes car ils ne sont pas vus comme antagonistes ou menaçants, mais simplement comme des autres points de vue. Quelle libération de ne suivre aucune croyance imposée et de vivre en accord avec notre sentiment intérieur dans n’importe quelle circonstance.

Serge Kahili King dans son livre ‘Chaman aujourd’hui’ dit merveilleusement: « C’est en rêvant nos vies que nous les faisons exister. Cela ne signifie pas que la vie est une illusion mais que les rêves sont réels et la réalité est un rêve. Le seul test que nous pouvons utiliser pour une authentification de la réalité est si quelqu’un d’autre en fait l’expérience ou pas. ‘Hallucination’ veut dire ‘ton rêve ne correspond pas à mon rêve’. Pour les chamanes, l’expérience que nous appelons ‘la réalité ordinaire et quotidienne’ est une hallucination collective, une hallucination de masse ou, pour être plus courtois, un rêve partagé – comme si nous rêvions tous notre vie individuelle et que le partage intervienne en des points d’accord ou de convergence. Certaines parties de nos rêves respectifs seraient partagées, d’autres non.

[…]  Si cette vie est un rêve, et si nous pouvons nous éveiller totalement à l’intérieur de ce rêve, alors nous pouvons modifier notre rêve en changeant notre façon de rêver ».

Avec ce premier principe Huna, nous acceptons la responsabilité pour notre vie, nos choix, mots, sentiments, pensées et actions, car nous devenons conscients de leur impact vibratoire et de la façon dont ils sculptent notre expérience de vie.

Est-ce que notre verre est à moitié vide ou à moitié plein? Est-ce que notre problème est un obstacle ou une épreuve et aventure?

En changeant notre manière de penser, nous pouvons changer le monde…

2 – Il n’y a pas de limites

KALA » soyons créatif ~ libre

‘Le coucher du soleil qui se reflète dans l’eau’

-Peinture de Sylvenn Conan-

En vivant dans le présent, nous sommes illimités et capables de faire des choses que nous n’avions jamais pensé pouvoir réaliser. Au premier abord, cela peut sembler absurde car nous pouvons faire l’expérience de la limitation partout autour de nous:

  • nos corps grandissent jusqu’à une certaine taille;
  • nous pouvons voir plus ou moins loin;
  • nous ne pouvons vivre sans respirer trop longtemps;
  • la terre a telle taille;
  • et nous avons seulement l’argent que nous avons dans notre compte en banque etc…

Mais oui, aucune limites… L’univers est infini, comme il devrait l’être si le monde est ce que nous en pensons et que tout cela est un rêve… Comment alors expliquer les limitations de nos expériences?

‘Une expérience infinie’ revient à dire ‘pas d’expériences du tout’ car il n’y a aucune différentiation, contraste ou sensation de changement. Le concept de limitation adopte l’établissement réfléchi de limites à l’intérieur d’un univers infini afin de créer des expériences spécifiques et de vivre sa vie sur terre. Tout comme les règles d’un jeu sont établies comme des limitations pour nous permettre de jouer le jeu…

‘Fini et infini’ sont et ne sont pas opposés, ils sont complémentaires et marchent ensemble, l’infini contient le fini à l’intérieur (in-fini).

Et puis… Est-il vraiment important de tendre vers l’un ou l’autre ? Et si l’expérience des deux était justement le moyen de se laisser porter par leur danse ?…Découvrir notre prochaine limite… et découvrir sa transcendance cachée.

« Nous sommes limités par ce que nous savons, illimités par ce que nous ne savons pas »

Tout est connecté

Dans de nombreuses cultures chamaniques, le concept de l’interconnexion de toutes choses est symbolisé par la toile d’araignée. La chamane est l’araignée qui, dans un rêve lucide, tisse la toile. Une seule pensée d’amour ou de haine affecte tout l’univers, mais notre corps en sera plus affecté que l’étoile.

La toile représente non seulement le rêve de la vie mais aussi son inter-connectivité. Chaque fragment de vie est connecté aux autres, et ce qui affecte l’un d’entre eux affectera tous les autres à des degrés plus ou moins grands.

Nous ne nous finissons pas à notre peau et nous ne sommes pas enfermés à l’intérieur de celle-ci. Il n’y a pas de frontières réelles entre nous et notre corps, nous et les autres, nous et le monde ou nous et le divin. Toute division utilisée pour les discussions sont des termes de fonction et de commodité.

‘Sous-bois’ – Peinture d’Elisabeth Rigot

« Nous passons de l’illusion de la certitude à la certitude de l’illusion »

-John Bradshaw-

La séparation est une illusion utile pour que nous puissions fonctionner dans la vie de tous les jours. Nous sommes Un avec le tout.

Une relation fondamentale et profonde que les Hawaiiens partagent avec la Nature et avec la Terre. Quand nous ouvrons notre cœur aux possibilités infinies de l’existence, nous faisons confiance que tout vient en juste temps et réalisons que la plus grande limite à la réalisation de notre plein potentiel et vraie nature est… nous-mêmes! En nous accrochant à nos mécanismes de peurs et croyances qui nous freinent, nous ne pouvons reconnaître la perfection de la vie et ses merveilles abondantes au quotidien.

Il est également sain d’être conscient de notre séparation afin de mieux fonctionner; une empathie totale nous rend aussi désarmé que celui ou celle qui souffre. Une solution est d’ajouter une dose de détachement en basculant vers la compassion, dans laquelle nous sommes conscient de la souffrance tout en réalisant qu’elle n’est pas nôtre. Nous pouvons alors aider quelqu’un à se dégager de celle-ci.

L’essentiel est qu’il n’existe pas réellement de limites, de sorte que nous pouvons nous sentir libre d’en créer quand il est utile de le faire.

Une signification supplémentaire de ce 2ème principe est qu’il existe des potentiels illimités de créativité. Nous pouvons créer, d’une manière ou d’une autre, n’importe quelle chose que l’on peut concevoir.

S’il n’y a aucune limite, tout devient possible; il suffit d’y croire (1er principe) et de se mettre en œuvre. Au plus nous croyons que le changement que nous voulons est possible, au plus il sera facile de le réaliser.

Tout changement que nous voulons opérer sera d’autant plus facile à effectuer que le nombre de personnes qui le croient réalisable est plus élevé.

3 – L’énergie suit l’attention

MAKIA » soyons concentré

« Lomi est un travail sacré »

-Tata Margaret Machado-

Tout est énergie

Cela n’est pas nouveau dans le domaine de la physique et métaphysique. Les implications sont intéressantes car elles incluent l’idée que la pensée est de l’énergie et qu’une certaine forme d’énergie peut être convertie en une autre, dépendant de ce sur quoi nous nous focalisons.

L’attention est un des outils importants pour la guérison, car l’énergie physique, mentale ou émotionnelle se catalysera autour de notre point de concentration. Plus encore, la pensée produit son équivalent physique quand elle est potentialisée par l’émotion et la confiance en soi.

Où portons-nous notre attention? Sur ce que nous ne voulons pas (voir arriver, entendre, être…) ou sur des pensées créatives, du moins qui sondent ce que l’on veut vraiment et qui correspondent à nos valeurs ?

La pensée est énergie ~ Lorsque nous sommes malades, si nous portons plus d’attention sur les symptômes et leurs effets désagréables plutôt que notre rétablissement et bien-être, quelle sorte de réalité sommes-nous en train de créer ?

Gardons aussi à l’esprit que l’inconscient ne connaît pas la forme négative.

Exemple: Si on nous demande de ne pas penser à une tortue orange, à quoi pensons-nous?… Une tortue orange! Il s’agit donc de faire le tri pour devenir conscient sur ce qui nous occupe. En nettoyant nos pensées profondes, nous devenons conscients de ce qui a de l’importance et clair sur ce que nous voulons vraiment.

La méditation de pleine conscience est un des portails pour participer à l’épanouissement de notre vie.

Elle représente beaucoup de choses différentes pour les gens qui utilisent des systèmes différents. Pour certains, cela évoque un moine solitaire dans la cellule d’un monastère et demeurant en la présence de Dieu, tandis que d’autres pensent à déguster un thé en regardant le coucher de soleil.

Il existe de nombreuses techniques et styles de méditation. Simplement, nous méditons à chaque fois que nous sommes engagés dans une attention soutenue et concentrée sur quelque chose, et selon cette approche, une telle attention canalise l’énergie de l’univers en la manifestation de l’équivalent physique de notre attention. Cependant, la manifestation n’est pas juste l’équivalent de ce sur quoi nous fixons notre regard, de ce que nous disons, écoutons ou faisons. C’est l’équivalent de la somme totale de notre attention, y compris les attentes habituelles pendant la méditation.

Quand uhane médite, unihipili médite également. S’ils méditent au même moment sur le même objet, alors la magie se produit et tend vers un même but: réorienter l’attention vers des convictions et des anticipations plus positives.

 

‘Méditation’

-Gravure d’Elisabeth Rigot-

photographie Elza Delmas

Une autre manière de voir ce 3ème principe de l’énergie qui va là où se dirige l’attention est:

L’attention suit l’énergie ~ Autrement dit, l’attention va là où circule l’énergie. L’attention est attirée par toute source d’énergie qui stimule nos sens, y compris les plus subtils dont nous n’avons pas conscience. Certaines personnes, de par leur intensité émotionnelle ou concentration sensorielle, irradient une aura (ou champ énergétique) tellement puissante qu’elles attirent automatiquement l’attention des autres aussitôt qu’elles apparaissent. A grande échelle, il en est de même pour des lieux énergétiques qui accroissent le niveau d’énergie local.

Il est important de garder à l’esprit nos intentions, buts et objectifs, ce qui implique une révision fréquente de nos motivations dans ce que nous entreprenons. Cela nous aide à maintenir une efficacité plus grande et une frustration moindre.

Les pensées et sentiments auxquels nous nous accrochons, en pleine conscience ou non, forment la trame qui apporte dans nos vies l’expérience équivalente disponible la plus proche à ces pensées et sentiments. L’attention directe est le canal pour la circulation de l’énergie biologique et cosmique.

« Laisse la beauté de ce que tu aimes être ce que tu fais »

-Rumi-

4 – Le présent est le moment de pouvoir

MANAWA » soyons ici maintenant

Le présent est le seul moment qui existe et dans lequel nous avons la possibilité de vivre, changer et évoluer. Le passé n’est plus là et nous récoltons ses fruits, le futur est sur le point d’arriver et nous plantons ses graines.

Pouvons-nous changer la façon dont notre réunion de 10h s’est passée, pendant que nous faisons une promenade dans la forêt à la pause méridienne? Est-il utile de penser à ce que nous dirons à notre patron en fin de semaine? Pendant que notre esprit est occupé à penser à tout cela, nous n’avons pas pu remarquer les odeurs et couleurs subtiles des fleurs, le silence, les nuages qui passent ou les gens nous entourant.

En étant profondément et simplement dans le moment présent, nous nous permettons de connecter avec ce que les réalités nous offrent. Nous saisissons pleinement ce qui s’y passe tout en restant conscient de la présence brève et éternelle que représente ce moment.

Ce sont nos croyances, décisions et actions (sur nous-même et sur le monde autour de nous) qui nous donnent ce que nous avons aujourd’hui et font de nous ce que nous sommes.

Notre environnement et nos circonstances actuelles sont le reflet direct de notre comportement mental et physique présent. Le karma existe et fonctionne dans le moment présent.

Grâce à la mémoire, nous avons des habitudes quotidiennes physiques et mentales, cependant chaque jour est une nouvelle création et n’importe quelle habitude peut être changée à tout moment.

Nos gènes ne déterminent pas ce que nous sommes ou ce qui arrive à notre corps. Une autre approche propose que nous sélectionnons depuis les ressources immenses de notre génome, les caractéristiques qui reflètent le mieux nos croyances et intentions actuelles. De la même manière, nos parents ou milieu social n’ont rien à voir avec les circonstances présentes, mais ce que nous croyons à leur propos et comment nous réagissons à ces croyances ont certainement le plus grand des effets.

Lorsque nous changeons nos pensées et comportements dans le moment présent, nous transformons notre expérience. Il n’y a pas de réel pouvoir en dehors de nous car le divin est à l’intérieur.

Nous sommes libres dans la mesure où nous réalisons cela et agissons en conséquence; et par la même occasion, nous arrêtons de jouer inconsciemment au rôle confortable de la victime.

Gravure d’Elisabeth Rigot

Tout est relatif »   Comment définir ce qu’est le présent ?

Une description simple et utile est: ‘l’étendue de l’attention présente’. Donc maintenant peut être cette seconde, cette minute, cette heure, ce rêve, ce jour, ce souvenir, ce mois ou cette année… cela dépend de notre point de concentration.

Nous pouvons accepter le passé et le futur comme des éléments du présent, lorsque nous portons notre attention sur ceux-ci. Ce que nous appelons ‘le futur’ est seulement le futur en relation à ce que nous définissons comme le moment présent, et la même chose est applicable pour ‘le passé’. Maintenant est le moment où nous avons le pouvoir d’agir.

Si notre attention s’élargit encore plus, nous pouvons inclure la conscience des vies passées et futures dans le présent. Lorsque nous amenons des aspects du passé et du futur dans le moment présent, ils sont à l’intérieur du champ de notre pouvoir de les modifier. Cela revient à dire qu’à partir du présent, nous pouvons changer le passé et l’avenir.

«Nous avons toujours le même âge à l’intérieur »   -Gertrude Stein-

Une signification supplémentaire à ce principe est:

Le pouvoir augmente avec l’attention sensorielle.

Beaucoup d’entre nous vivent actuellement dans ce monde sans même y être présents.

La majeure partie de notre attention est focalisée sur les souvenirs et mémoires du passé, les projections dans le futur, des rêves de quelque chose d’autre, d’un autre ‘nous’ etc…

Lorsque nous diminuons notre conscience et attention au présent pendant de telles cogitations, notre pouvoir et efficacité dans le présent diminuent aussi. Quand cela est fait occasionnellement et consciemment pour la relaxation, l’inspiration ou l’organisation, il peut y avoir un effet très bénéfique, mais c’est lorsque nous sommes excessivement bloqués dans le passé, le futur ou ailleurs à cause de la colère ou la peur, qu’il est plus difficile de revenir.

La culpabilité, la rancœur, le ressentiment et l’inquiétude nous empêchent de goûter au présent et nous éloignent des joies de la vie. Cela peut être dissipé en déplaçant notre attention sur le présent sensoriel, vers les perceptions sensorielles immédiates. Cela signifie: ‘être de plus en plus conscient de l’apport de nos sens.

Les effets se produisent comme un résultat du 3ème principe ~ l’énergie suit l’attention. Lorsque nous plaçons de plus en plus d’attention sur l’information de nos organes des sens (odorat, ouïe, toucher, vue, goût, intuition), nous pouvons cheminer à travers des expériences d’acuité sensorielle élevée, depuis la relaxation et l’observation du flux énergétique à l’intérieur/extérieur de nous, jusqu’à la réalisation de la qualité onirique de la réalité physique ainsi qu’une conscience de devenir lucide dans nos rêves.

Chaque instant est sacré et précieux… Quelle est cette texture, couleur, odeur, son, saveur, vibration, vision?… Le moment présent est un champ très riche pour l’expérience et l’aventure.

Plus grande est notre présence, plus grandes sont notre influence et notre efficacité. Nous ne sommes attachés ni par nos expériences du passé, ni par nos perceptions du futur.

Si nous nous sommes souvent découragés face à l’observation que jamais jusqu’ici, nous n’avons pu réaliser ou apprendre telle ou telle chose, qui sait ce nous allons faire ou décider juste cet instant ? Pouvons-nous jouer avec l’idée que nous ne savons pas, pour nous ouvrir alors aux possibles de la création ?

Le mot ‘jamais’ vient de l’ancien français (latin jam) qui signifie ‘maintenant, déjà’, et de mais qui veut dire ‘davantage’. Au sens positif, jamais se traduit donc par ‘à quelque moment que ce soit, au cas où’. L’expression ‘sait-on jamais?’ ou ‘si jamais’ s’emploie pour indiquer que ce qu’on exprime sous la forme d’une supposition peut se réaliser soudainement. ‘A (tout) jamais’ et ‘pour jamais’ s’emploient pour ‘tout le temps à venir, sans qu’il y ait une interruption ou une fin’.

Nous avons le pouvoir dans chaque moment présent de changer nos croyances limitantes et de planter plus consciemment les graines de l’avenir. Alors… vivons et soyons ici maintenant !

« Ajourd’hui est un bon jour pour commencer à envoyer de l’amour »

‘Le pied’

Gravure d’Elisabeth Rigot

5 – Aimer, c’est être heureux avec

ALOHA » soyons heureux,aimons

Aloha est essentiel et fondamental pour tout cheminement et toute guérison, c’est un des piliers de la culture Hawaiienne. Aimer, c’est partager la joie du souffle de la vie, ici et maintenant. Connecter avec Aloha, c’est se connecter avec la forme la plus pure de l’énergie dans l’univers. C’est l’idée que l’on peut combattre une maladie, un conflit etc… sans haine, sans rage mais avec l’énergie de paix et de bienveillance. C’est là que réside le pouvoir. Et pour cela, il est nécessaire de se débarrasser de croyances telles que: ‘Si je ne suis pas en colère, je ne ferai rien. Si je ne hais pas cette personne, je ne saurai pas l’arrêter, je serai complice. Si j’aime ma maladie, je ne guérirai jamais. Si je m’aime tel(le) que je suis, je n’irai pas mieux, je ne changerai jamais…’

« C’était si beau que j’ai fermé les yeux »

-Yvan Audouard-

L’univers existe grâce à l’amour, dans ses deux aspects d’être et de devenir. En tant qu’êtres humains, nous existons aussi grâce à l’amour, même si nous ne pouvons pas le reconnaître. Lorsque nous l’admettons, nous sommes heureux d’être ce que nous sommes, et heureux de devenir plus.

Dans la philosophie huna, l’amour implique la création du bonheur, il n’est pas juste un effet secondaire. Tout fonctionne mieux quand ce principe est utilisé consciemment. Pour des raisons pratiques ensuite, l’amour est la seule éthique nécessaire dans huna. Se connecter à l’amour qu’on a pour un être ou une chose, c’est être en lien.

Aimer, c’est aimer l’autre sans vouloir essayer de le changer, aimer nous-mêmes inconditionnellement dans la santé comme dans la maladie, car c’est dans la maladie que nous pouvons apprendre à redevenir entier à nouveau et méditer sur les parties de notre chemin qui n’ont pas été justes ou pono.

Nous pouvons alors tisser notre chemin vers une guérison pleine de sens et de force renouvelée. Il y a toujours un message d’amour pour nous, une invitation… Aussi, comment pouvons-nous partager l’amour avec l’autre si nous ne l’avons pas senti pour nous-mêmes? La pratique du ho’oponopono est merveilleuse pour le cultiver.

L’amour existe en proportion du bonheur éprouvé avec l’être aimé. Dans toute relation avec une personne, un lieu ou une chose, la part heureuse vient de l’amour et la part malheureuse vient de la peur, de la colère et du doute. Ce que l’amour nous apporte, c’est le bonheur, dont l’intensité est subordonnée à la profondeur de notre amour.

Être profondément amoureux signifie ‘être profondément connecté’; la profondeur et clarté de la connexion augmentent quand la peur, la colère et le doute se dissipent.

L’amour est en fait toujours là, mais peut parfois se faire cacher par ces ombres éblouissantes qui donnent naissance à la négativité de la critique et du jugement, ce qui provoque la séparation qui, à son tour, épuise l’amour.

On aime plus en jugeant moins. La critique tue les relations. En revanche, l’appréciation les construit et les reconstruit parce qu’apprécier est un acte d’amour (être heureux avec) qui clarifie et renforce.

Selon le 3ème principe, quand nous complimentons, nous renforçons le bien que nous avons apprécié, qui alors s’accroît et grandit. Quand nous critiquons, nous renforçons la ‘mauvaise’ part que nous n’aimons pas et elle aussi s’accroît et grandit.

Une relation en train de se briser pour cause de critique peut être ranimée et le bonheur peut réapparaître avec l’abandon de la critique et l’apport de fortes doses d’appréciation et de compliments. La clef du succès repose dans une appréciation accrue de tout ce que nous aimons en la personne et une plus grande tolérance de ce que nous aimons moins.

L’appréciation télépathique est tout aussi importante que les compliments exprimés et elle constitue parfois une meilleure façon de restaurer la relation.

Est-ce que nos relations contiennent plus de douleur que de plaisir? Notre réponse indiquera quelles parties ont besoin d’être reconnectées.

‘Les doux amants’

Gravure d’Elisabeth Rigot

Tout est vivant, conscient, sensible et capable de réagir

D’un point de vue chamanique, la vie n’est pas limitée aux plantes, aux animaux et aux humains parce que la vie est définie comme mouvement. Les pierres et la lumière sont aussi des formes de vie. De plus, sur la base du 2ème principe, puisque la Source de Vie est infinie et consciente d’elle-même, tout doit avoir une conscience de soi et à un degré ou un autre; tout est donc capable de répondre à ce qui se produit autour de soi.

Notre unihipili est vivant, conscient et capable de réagir. Quand nous nous critiquons nous-même, il se sent attaqué et essaie de se défendre par des contractions musculaires qui provoquent stress et inhibition de la mémoire et du flux énergétique, qui nous affaiblissent et nous rendent plus vulnérable à la maladie et aux accidents. À l’inverse, l’appréciation de soi détend les muscles, développe la conscience, accroît la circulation de l’énergie et la force, favorise le fonctionnement de la mémoire et entraîne une sensation de bien-être.

« Ferme les yeux, tombe amoureux et reste dans cet état »   -Rumi-

Il est essentiel d’agir respectueusement envers tout. Selon le 1er principe huna, notre unihipili ne fait pas de distinction entre nous et le rêve que nous vivons. Lorsque nous critiquons (une personne, un jour pluvieux, notre voiture, le gouvernement), notre unihipili est personnellement affecté et notre corps se contracte. Quand nous apprécions et honorons, notre unihipili en est reconnaissant et notre corps se détend. Faire l’éloge de quelqu’un aidera à renforcer le ‘bon’ que nous aimons, car le unihipili répond toujours d’une manière ou d’une autre à l’amour.

Il est important de remarquer comment nous parlons à la pluie, aux animaux, collègues, voiture et objets etc. Sommes-nous plus dans la critique ou l’éloge?

Selon ce 5ème principe, chaque critique augmente notre séparation avec l’être/chose critiqué(e) et diminue notre perception de sa réalité, à un tel point que finalement, ce n’est plus à l’objet critiqué que nous réagissons, mais à une réaction secondaire qui n’a plus de ressemblance avec l’original.

Au contraire, chaque éloge et compliment nous rapprochent de ce que nous louons et développent la conscience de ce que nous complimentons, favorisant ainsi le développement de chacun.

Bénir la vie diminue l’attention que nous portons aux choses négatives, ce qui réduit en conséquence leurs influences néfastes dans notre vie et dans le monde, car elles n’ont plus l’énergie nourricière qui leur permet d’exister.

« Dans le vrai amour, tu veux le bonheur de l’autre personne. Dans l’amour romantique, tu veux l’autre personne »   -Margaret Anderson-

Comme vu précédemment, grâce au 3ème principe huna, nous comprenons que si  nous critiquons, notre critique aura tendance à renforcer le comportement visé. Si la personne s’améliore, ce sera malgré notre critique et non grâce à elle, mais si la personne ne se soucie pas de notre opinion, notre critique n’aura pratiquement aucun effet sur elle, ce qui ne l’empêchera pas de nous affecter nous-même.

Complimenter aide donc à propager un réel effet sur tout ce qui vit. Notre conscience augmente et participe alors pleinement à la croissance de chacun.

Que faire quand nous sommes critiqué par quelqu’un?

Voici un exemple de l’ancien Hawai’i où résidait beaucoup de peur concernant les sorts et malédictions, qui ne sont finalement que des critiques formulées comme une menace, à cause d’une croyance prédominante dans le pouvoir des mots.

Les enseignements chamaniques disaient que les pouvoirs des sorts pouvaient être neutralisés et contrebalancés par les pouvoirs d’une bénédiction, ce qui est un compliment exprimé comme une promesse.

Donc si un homme en colère disait à un fermier ‘Que tes cultures pourrissent et fanent!’, le fermier regarderait avec amour ses champs et pourrait dire ‘Que mes cultures grandissent et produisent en abondance’.

L’effet du sort serait nul et les cultures apprécieraient un regain d’énergie.

Si nous sommes critiqués ou agressés, faire notre éloge à haute voix ou en silence rendra la critique sans effet sur nous.

Bénir est un moyen de renforcer le ‘bon’ potentiel ou actuel, avec des mots. Lorsque nous reconnaissons et glorifions la beauté, admirons des capacités et apprécions des qualités, nous donnons une bénédiction.

« Si nada nos salva de la muerte, al menos que el amor nos salve de la vida »

« Si rien ne nous sauve de la mort, au moins que l’amour nous sauve de la vie »

-Pablo Neruda-

6 – Tout pouvoir vient de l’intérieur

MANA » soyons confiant

Le pouvoir vient de l’esprit qui nous anime. C’est à cet endroit que se manifeste toute la beauté du soin Lomi Lomi: faciliter une personne à se reconnecter avec La Source de Vie. La respiration, mana, le chant et la pratique du ho’oponopono sont également des outils efficaces pour cultiver notre énergie vitale et puissance intérieure.

Quand l’intention est pure, nous sommes conduits à nous aider nous-mêmes et inspirer naturellement les autres à faire la même chose. Nous pouvons alors rencontrer la vie avec humilité, amour et confiance.

Gravure d’Elisabeth Rigot

La plupart des religions enseigne que nous sommes relativement impuissants et que le vrai pouvoir existe à l’extérieur de nous sous la forme d’un dieu séparé de sa création et agissant comme bon lui semble, ou sous la forme de destin, de conséquences d’évènements passés, gènes de nos ancêtres, société, gouvernement, parents, hiérarchie des maîtres/gurus spirituels, forces de la nature etc… TOUT… sauf à l’intérieur de nous.

La sagesse huna nous enseigne que tout le pouvoir qui crée notre expérience vient de notre propre corps, mental et esprit. S’il n’y a aucune limite (2ème principe), alors l’univers/la source de vie est infinie.

Tout pouvoir se trouve à chaque point de celui-ci, y compris le point que nous définissons comme ‘nous’.

En gardant cette discussion à un niveau pratique, rien ne nous arrive sans notre participation. Pour chaque évènement dont nous faisons l’expérience, nous l’attirons et le créons à travers nos croyances, convictions, désirs, peur, attentes et anticipations. A nous d’y réagir ensuite par habitude et conditionnement ou bien d’y répondre plus consciemment, vers un processus de transformation.

Peut-être avons-nous choisi un challenge ou une leçon pour nous permettre de grandir ?…

De manière similaire, personne ne peut nous rendre malheureux. Nous nous rendons malheureux car les autres n’agissent pas comme nous le voudrions ou comme nous jugeons qu’ils devraient le faire. Si nous sommes ‘victimes’ d’une certaine forme d’abus ou blessure, il est important de réaliser que quelque chose en nous a aidé à apporter cela dans notre vie.

Nous ne sommes jamais totalement innocents ou responsables, mais bien souvent nous ne sommes pas conscients de l’ampleur de nos propres croyances, attitudes ou attentes impliquées dans une situation. En réalisant notre part de responsabilité, nous pouvons changer en nous les facteurs qui ont permis à un évènement de se produire. Si le pouvoir est en nous de les créer, alors le pouvoir est en nous de les métamorphoser.

Tout a du pouvoir

Chaque être a le même pouvoir de créer sa propre expérience: le vent, les arbres, fleurs, étoiles, montagnes, mers, pluie, nuages, tous les éléments et objets de l’univers naturel.

De ce point de vue, il est essentiel que nous apprenions à travailler respectueusement avec ces pouvoirs vivants plutôt que d’essayer d’imposer notre volonté et supériorité illusoire à une matière inerte.

Pour les objets, entités, idées et concepts (également traversés par l’énergie universelle), une manière d’y parvenir est de les personnifier et de leur attribuer des qualités. Il est alors plus simple d’établir une connexion et une relation sensible.

Le chamane apprend à maîtriser les pouvoirs invisibles du vent, de l’arbre, du mouvement du jaguar, les pouvoirs guérisseurs, la médecine par les chants et la musique… Le pouvoir est partout.

Le pouvoir vient de l’autorité

Nous participons au concept de l’autorité extérieure lorsque nous donnons le pouvoir de décision à quelqu’un d’autre. L’autorité intérieure, saine et respectueuse des décisions des autres, transparait lorsque nous le donnons à nous-mêmes.

Cela prend encore plus de sens quand nous savons qu’une des principales significations de mana est ‘autorité’, qui est lui-même basé sur un mot qui veut dire ‘créer’ et duquel nous avons aussi le mot ‘auteur’. Parler avec autorité veut dire que nous parlons avec la confiance que nos paroles produiront des résultats.

Ici réside le secret du pouvoir de la prière, de la bénédiction et des affirmations. Elles ont du pouvoir selon si elles sont dites avec foi et confiance, ainsi qu’avec une autorité sûre d’elle-même, qui représente la clé de la création consciente, que ce soit par le biais des mots, visualisations ou sentiments.

Personne d’autre ne peut avoir le pouvoir sur nous ou notre destinée, à moins que nous décidions autrement. Autrement dit, nous donnons du pouvoir à quelque chose à chaque fois que nous décidons de lui attribuer du pouvoir, que ce soit les critiques ou les anxiétés irrationnelles de la part d’une personne, les annonces d’un gouvernement, la menace d’un virus ou bien d’une personne qui se croit supérieure à nous, si elle se présente par exemple comme un expert scientifique ou garante de notre sécurité*.

Il n’y a pas de pouvoir en dehors de nous parce que le pouvoir de l’univers travaille et circule à travers nous dans chaque instant de notre vie. Nous sommes les canaux actifs pour ce pouvoir. Nos choix et nos décisions existent pour lui donner une direction et tracer le chemin tout en le découvrant.

« Être un guerrier, c’est d’apprendre à être authentique dans chaque moment de ta vie»

-Chogyam Trungpa-

* Toute similarité avec un sujet actuel fulgurant ne serait que pure coïncidence.

7 – L’efficacité est la mesure de la vérité

PONO » soyons juste ~ positif

«S’il n’y a pas de solution,

c’est qu’il n’y a pas de problème»

Dans son livre Ho’opono, Pali Jae Lee dit: Si c’est bon, si c’est équilibré, si c’est juste, si c’est aidant, si c’est intègre, si c’est correct, si c’est responsable, si c’est bienveillant, si c’est humble, si c’est paisible, si cela respecte et honore, alors c’est pono’.

Ce concept est central et vital pour le fonctionnement harmonieux de la culture Hawaiienne.

Serge Kahili King, auteur de nombreux livres sur la philosophie Huna, partage: ‘Dans l’utilisation courante, agir de manière ‘pono’, c’est agir correctement pour obtenir un bon résultat dans le respect des autres’.

Ce 7ème principe nous connecte avec l’idée que:

Ce qui est vraiment important est ce qui fonctionne

Les chamanes ne sont ni des théologiens ni des scientistes théoriques; ils sont, entre autres, des conseillers. La vérité absolue ou la réalité ultime n’existent pas, considérées comme n’ayant aucune valeur pratique.

Les chamanes sont de tels pragmatiques, que même si leur maîtrise de l’esprit est un de leurs atouts spécifiques, ils n’hésiteront pas à utiliser des outils et processus physiques aidant à apporter une guérison. Ils changeront ainsi de système si cela est nécessaire.

La guérison est le but et l’efficacité est le critère, leur rôle ne consiste pas à prouver une méthode ou un système quelconque.

Il y a toujours un autre moyen de faire quoi que ce soit

Chaque problème a plus d’une solution. Dans un univers infini, comment est-il possible autrement?

Pourtant, nous sommes souvent bloqués dans une méthode, technique ou plan pour atteindre nos buts, et si cela ne marche pas, nous abandonnons. Mais si le but est important, il n’est pas nécessaire de renoncer, nous avons juste à changer notre approche. Nous pouvons alors lâcher prise sur le résultat final et focaliser notre énergie sur les moyens d’y arriver. 

« La joie de l’esprit est la mesure de sa puissance»   -Ninon de Lenclos-

Si une maladie chronique, par définition, persiste, alors nous pouvons explorer quelque chose que nous n’avons pas encore essayé, comme travailler davantage avec l’esprit et les émotions si notre approche a été principalement sur le plan physique, ou en utilisant des moyens physiques si nous étions jusque-là plus tournés vers le mental ou l’émotionnel.

Si une approche de confrontation n’a pas marché dans un problème relationnel, essayons-en une plus coopérative, et vice versa.

Si notre plan d’action pour gagner de l’argent n’a pas fonctionné, changeons de plan ou de profession.

Si la paix sur terre n’est pas encore arrivée, consacrons notre attention et énergie sur ce qui marche et créons des moyens d’y arriver.

«Élève tes mots, pas ta voix,

c’est la pluie qui fait grandir les fleurs,

pas le tonnerre»

-Rumi-

La vie et les ressources pour l’améliorer existent dans une variété et un potentiel infini.

Il y a toujours un autre chemin.

En recourant à notre imagination, nous développerons une plus grande flexibilité de notre unihipili.

La vérité est une présence vivante au quotidien. Le plus nous sommes en harmonie avec la vérité et le plus nous faisons l’expérience de la magie dans nos vies, relations, situations et résultats.

Notre attitude et aptitude participent à créer une manifestation positive et l’accomplissement de nos besoins, et attirent ce sur quoi nous portons notre attention. Qui se ressemble, s’assemble…

Les moyens violents produiront des résultats violents.

Les moyens paisibles produiront des résultats paisibles.

Nous avons une toile magnifique juste devant nous, où nous pouvons écrire et peindre notre propre œuvre, tout en appréciant celle des autres.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible

alors ils l’ont fait »

-Mark Twain-