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Au 21ème Siècle

Ah les temps modernes… Avec toutes les informations disponibles de nos jours, on pourrait imaginer que nos consciences puissent s’élever lorsqu’elles apprennent des ‘choses’ qui semblent contradictoires avec nos valeurs profondes non ?

Ou alors, ne serait-ce pas un grand froid de désinformation qui règne sur le pays du Grand-Média ?

Quoi qu’il en soit, pas de réponse hâtive, à moins que notre intuition nous souffle déjà des vents de vérité… Nous pourrons toujours converser après, mais continuons d’abord notre ascension effrénée vers toujours plus de ‘toujours plus’…

En ce 21ème Siècle, environ 40 millions de personnes dépendent de la culture du cacao pour vivre et la plupart des producteurs ont de très petites exploitations, principalement familiales.

Le chocolat consommé en Occident est à l’origine de la déforestation d’immenses zones du globe (en 50 ans, 80% de la forêt a disparu en Côte d’Ivoire) ce qui interpelle la filière du chocolat qui doit faire face au réchauffement climatique et à la chute des cours du cacao.

Les cacaoyers cultivés nécessitent beaucoup de main-d’œuvre car ils fleurissent et portent des fruits tout au long de l’année.

la Démesure

Face à une très forte demande pour satisfaire les consommateurs, il y a d’un côté les 7 grands industriels (Mars, Nestlé, Ferrero…) qui possèdent la moitié du marché mondial, estimé à 100 milliards de dollars par an, et de l’autre, 6 millions de petits producteurs qui, le plus souvent, travaillent à longueur de journée (entre 80 et 100 heures par semaine, y compris les enfants), toute l’année et sont contraints de vivre en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 1€ par jour, d’après l’agence de dévelopement.

En 2020 nous sommes dans une telle situation de domination et exploitation humaine en Afrique, qu’il est difficile de s’imaginer ce qui va suivre.

Si la plante du cacao est d’origine latine, les principales zones de culture ont progressivement migrées et sont maintenant en Asie du Sud-Est et en Afrique occidentale. Cette dernière représentant la provenance de 75% du cacao avec la Côte d’Ivoire en tête (40%) et le Ghana en 2ème position (20%).

Comme le cacaoyer est une plante qui nécessite un environnement chaud et humide et qui ne supporte pas les grandes variations, il est implanté en sous-bois, sous des espèces plus hautes que lui. C’est pourquoi les plantations sont généralement situées près de l’Équateur au maximum à 20º au Nord et 20º au Sud.

Les pays producteurs de Cacao

Dans les années 80, ils gagnaient 3 fois plus, ce qui restait quand même bien au-dessous des conditions du travail équitable.

Et aujourd’hui, l’esclavage et le travail forcé non payé est bel et bien réel, chapeautés par les Mars, Nestlé et Compagnie.

Donc côté filière conventionnelle, les producteurs sont sous-payés, et contraints de se plier à des stratégies à court terme.

En Côte d’Ivoire, les producteurs étendent leurs parcelles vers la forêt pour maintenir leurs rendements et leurs revenus.

« On estime qu’environ 13 millions d’hectares ont disparu depuis les années 1960, en partie à cause du cacao, soit 80 % de la forêt ivoirienne originelle », souligne l’étude Basic.

Déforestation et travail d’enfants

Pour survivre et garantir la récolte, les petits producteurs sans cesse pris à la gorge, ont recours à des traitements chimiques sur leurs plantations, ils emploient des ouvriers sous-payés mais surtout des enfants qu’ils exploitent dès leur plus jeune âge (5 ans) dans les plantations de cacao, en les exposant à un travail illégal non-approprié:

  • au contact de produits chimiques mortels, à même la peau. *
  • au contact d’outils potentiellement dangereux pour le fauchage des champs et les cabosses qui nécessitent d’être séparées de l’arbre et ouvertes avec des machettes et des bâtons.
  • Les enfants travaillent à longueur de journée, portent quotidiennement et répétitivement des charges lourdes pouvant aller jusqu’à 10 kilos, entrainant des déformations au niveau physique.

* NOTE: Les intrants synthétiques pulvérisés par ces enfants, qui n’ont aucune protection vestimentaire (sans masque, bottes et gants, ainsi que les vêtements troués) ne sont autres que le Glyphosate, pesticide et herbicide total et réputé cancérigène, nocif pour eux et l’environnement.

Les forêts Ivoiriennes en sont gorgées, et donc les fèves de cacao provenant de cette région du monde.  Sur l’étiquette de la bouteille qu’ils pulvérisent, il y a clairement le signe ‘toxique’ et le dessin d’un homme avec une combinaison de protection et un masque. On ne leur a bien sûr pas annoncé les effets potentiollement mortels de ce produit encore autorisé en 2020

Plusieurs ONG attestent que des exploitants vont jusqu’à réduire en esclavage certains enfants après les avoir arrachés à leur famille (ils passent 6 ans et plus sans pouvoir retourner voir leur famille), notamment au Burkina Faso où le trafic d’enfants est encore d’actualité.

Ce reportage d’envoyé spécial, dont la diffusion a été censurée en Afrique le 28 janvier 2019, démontre clairement l’insécurité alimentaire, le travail forcé non-rémunéré, les problèmes de santé de chaque membre de la famille, l’esclavage et le commerce d’enfants qui a toujours lieu en Côte d’Ivoire.

Les adultes travaillent aussi à longueur de journée, jusqu’à finir par avoir mal au dos et se sentir exténués.

Un autre reportage réalisé par Kate Blewett et Brian Wood est disponible sur internet. Il suffit d’écrire dans votre moteur de recherche ou cliquez le lien:

‘Slavery. A global investigation’ (‘Esclavage. Une enquête globale’).

Les informations révélées dans le documentaire sont choquantes et éclairantes, pour cette raison nous ne l’avons pas mis en direct accès depuis cette page.

Pourtant, pour contrer l’esclavage des enfants, le Protocole Harkin-Engel a été signé en 2001: c’est un accord international qui engage volontairement les industriels du cacao et du chocolat (‘la fondation mondiale du cacao’) à ne pas recourir au travail d’enfants et de mieux payer le planteur.

 »  Un papier de plus pour faire joli ?

Une étude de l’observatoire des multinationales estimait qu’en 2016 plus de 2 millions d’enfants travaillaient illégalement dans la filière conventionnelle du cacao des plantations d’Afrique.

 »  20 ans ont passé et rien n’a fondamentalement changé.

Comme si cela ne suffisait pas, la filière a été déréglementée et le prix minimum garanti aboli depuis quelques années, afin que les pisteurs puissent décider du prix et demander toujours moins pour acheter le cacao aux planteurs.

‘On est obligé d’accepter la pauvreté’ dit l’un d’entre eux dans le reportage; le pisteur a réussi à lui acheter 1.45€ le kilo… une misère. L’eau qu’ils boivent tous les jours ressemble à du chaï…

Si les routes étaient refaites, les planteurs de cacao ne seraient plus dépendants des pisteurs pour vendre leur production de l’année.

Les enfants sont envoyés au champ au lieu d’aller à l’école, avec la promesse honteuse de recevoir un petit bout de parcelle rien qu’à eux, après 3 ou 5 ans de travail gratuit.

L’éducation et la santé ne font apparemment pas partie des options de ces enfants esclaves.

Dans cet autre reportage, ‘Esclavage, une enquête globale’ cité plus haut, Aly Diabate, un enfant esclave libéré s’exprime:

« Les coups faisaient partie de ma vie, nous étions battus à coups de poing, avec des ceintures et des fouets. […] Chaque fois qu’ils vous faisaient charger des sacs (de fèves de cacao) et que vous en laissiez tomber en les transportant, personne ne vous venait en aide. Au lieu de cela, ils vous battaient et parfois même jusqu’à ce que vous ramassiez tout. […]

Ils jouissent de quelque chose pour lequel j’ai souffert, j’ai travaillé dur pour eux sans jamais bénéficier d’aucun avantage. Ils étaient en train de manger mes entrailles », explique le garçon quand on lui dit que beaucoup de gens en Occident mangent du chocolat.

Beaucoup de ces enfants des plantations ne connaissent même pas le goût du chocolat.

Enfant revenant des champs avec des bouteilles de roundup vides.

Nestlé… c’est fort en ch…glyphosate.

Les forêts de la Côte d’Ivoire ressemblent à des champs de cacao, surplombés par des arbres morts du feu et du glyphosate, blancs comme la cendre, pour pouvoir augmenter les cultures clandestines du cacao, dont l’origine des producteurs est intraçable.

Le cacao, qui est naturellement un arbre de la sous-canopée, de l’ombre et de l’humidité, se retrouve en proie à un soleil brûlant et une nourriture nocive pour produire ses fruits. Même son habitat n’est plus respecté.

S’il n’y a plus de forêt, il n’y aura plus de pluie, et la production du cacao sera donc impossible. Où est la logique dans ce dévelopement non durable ?

Avez-vous toujours envie de croquer dans un morceau de votre rocher ‘préférérro’ ?

En achetant notre chocolat moins cher, c’est aux enfants que l’on fait payer le prix fort…

D’après une étude, il faudrait augmenter le prix du cacao Africain de:

  • 2% pour éliminer le travail dangereux des enfants.
  • 9% pour arriver à éliminer également le ‘travail régulier’ des enfants (non dangereux, mais supérieur au nombre maximum autorisé)
  • 47% pour réussir à abolir tout travail d’enfants et qu’ils puissent aller à l’école.

les 3 filières du cacao

Face à la filière conventionnelle confrontée aux conséquences des dérèglements climatiques et qui est tenue d’assurer la qualité et la quantité de la production, deux autres filières se sont développées:

  • la filière « durable ».
  • la filière « équitable » avec de nouvelles certifications plus ‘contraignantes’.

‘Bienvenue dans le monde merveilleux du cacao’, décortiqué par le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic):

Réalisée pour la Plate-forme du commerce équitable, l’étude du Basic compare les coûts sociaux et environnementaux des filières conventionnelles, « durables » et équitables du cacao, en provenance de Côte d’Ivoire et du Pérou et à destination du marché français.

 »   Les certifications de la filière dite ‘durable’, Rainforest Alliance (*1) ou UTZ certified (*2), soit 10 % du cacao Ivoirien exporté, mises en place par des organismes de certification internationaux et utilisés par les grandes marques, imposant des normes qualitatives plus rigoureuses, améliorent légèrement la situation.

(*1) certification environnementale ~ (*2) respect des droits humains sur les plantations

Mais le contrôle effectué par ces organismes est insuffisant, voire absent, servant juste de publicité pour réhausser la renommée: cette filière n’est toujours pas respectueuse des droits de l’homme/enfant et n’assure guère de meilleurs revenus, avec des conditions de vie et de travail qui sont sensiblement les mêmes que celles des producteurs de cacao conventionnel.

D’après une enquête menée par les chercheurs du CIRAD, « sur 160 plantations ivoiriennes, entre 80 certifiées Rainforest Alliance et 80 non-certifiées, les différences sont ténues ».

Le revenu annuel des producteurs de cacao certifié « durable » n’est que légèrement supérieur à celui de leurs collègues conventionnels: 6% de plus, à peine, ce qui ne leur permet pas de passer au-dessus du seuil de pauvreté.

 »  Enfin, la filière équitable (environ 1% de la production mondiale du cacao), en pleine expansion, respectueuse de l’environnement et des conditions de travail avec la garantie du respect des droits humains, notamment des enfants.

Cependant ses producteurs vivent souvent difficilement, avec un revenu tout aussi misérable, à moins qu’ils ne soient réunis au sein de véritables organisations coopératives robuste et structurées comme au Pérou.

Les coopératives Péruviennes ont utilisé leur expérience dans le café pour la transposer dans la culture du cacao.

Dans ce pays d’Amérique du Sud, 9ème producteur mondial de cacao, le commerce équitable a bénéficié d’un mouvement coopératif structuré. Aujourd’hui 8 % du cacao péruvien est exporté aux conditions du commerce équitable. Les producteurs de cette filière ont vu leurs revenus augmenter de plus de 50%, ce qui leur a permis de passer au-dessus du seuil de pauvreté, et d’entrer dans une boucle vertueuse.

La bonne assise financière des producteurs leur permet d’investir dans l’entretien et le renouvellement de leurs plantations, ce qui augmente leurs rendements et leurs revenus.

Parallèlement, ils augmentent leur surface de cultures vivrières et améliorent ainsi leur accès à l’alimentation, et la santé générale de leurs familles. « Les producteurs péruviens de cacao ont rarement recours aux intrants chimiques car leurs plantations en agroforesterie sont naturellement mieux préservées des maladies en comparaison aux plantations à la lumière de Côte d’Ivoire », remarque par ailleurs le Basic.

Ces impacts du commerce équitable au Pérou se reflètent dans la réduction des coûts sociétaux: 80 % de coûts en moins par rapport à la filière conventionnelle! Évidemment, ces avantages génèrent des surcoûts significatifs à l’achat de fèves, de l’ordre de +40 % à +90 %.

Les industriels du chocolat sont-ils prêts à payer la note ?…

Il est donc pleinement recommandé de lire les étiquettes et de privilégier les chocolats issus du commerce équitable et de l’Agriculture Biologique !

Et pour clôturer, une pensée pour ce monde qui tourne à l’envers, et qui nous demande de payer cher pour nous faire certifier ‘chocolat issu de l’agriculture biologique’, ‘chocolat issu du commerce équitable’ etc… alors que ce devrait être exactement l’inverse: ceux qui pillent les réserves et les forces des autres et de la nature, devraient payer pour faire certifier leur chocolat ‘issu de l’esclavage et la maltraitance humaine’, ‘chocolat au glyphosate’, ‘chocolat certifié déforestation’.

Pour l’instant, tout cela passe encore sous cape… mais il est l’heure de se réveiller… et c’est ce qu’il se passe dans la conscience de beaucoup.

Alors ? Quel prix sommes-nous prêts à partager pour encourager le respect de l’humain et de la forêt, de la chocolaterie artisanale naturelle, et de la juste rémunération de tous les acteurs et actrices impliquées dans la création d’un chocolat qui va durer seulement quelques minutes dans notre bouche ?

« Toute censure est stupide par essence puisqu’elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter »

Jean-Marie Poupard

Son goût est-il toujours aussi doux maintenant que nous co-naissons ces informations ?

Si une petite amertume vous serre la gorge, c’est un bon symptôme nous semble-t-il…

En tant que consommateurs et consommatrices, nous avons le choix, le droit et le pouvoir d’enrayer cette tragédie réelle du 21ème siècle. Cela commence dès maintenant avec ce que l’on met dans notre panier quotidien.

Oh Nestlé… c’est fort en ch…lobbying.

Avons-nous donc égaré le Sacré du Cacao, la vraie magie de la Vie?

Retournons aux sources avec une petite pause étymologique… et continuons les yeux grands ouverts!

Étymologie

Le mot ‘chocolat’ est un néologisme inventé par les espagnols en 1634.

Il y a plusieurs théories sur son origine, parfois controversées: pour certains le mot chocolat aurait une origine maya et dériverait du mot Xocoatl signifiant ‘eau amère’ (‘xoco’: amère, ‘atl’: eau).

Pour d’autres, il est d’origine aztéco-mexicaine: il vient de l’espagnol chocolate dérivé du mot Aztèque tchocolatl, lui-même emprunté au mot Quiché Maya chokola’j, signifiant ‘boire du chocolat ensemble’.

tchoco signifie ‘bruit’ ou ‘mousse’ et atl signifie ‘eau’ faisant allusion au bruit du moulinet fait par le batteur de chocolat quand il remue la boisson dans la chocolatière pour faire dissoudre et mousser le chocolat dans l’eau chaude.

 

Quelques mots en Nahuatl, langue des aztèques:

  • Cacahuatl: fèves de cacao
  • Cacahuaquahuitl ou cacahuaquchtl: cacaoyer, signifiant également ‘Arbre des Dieux’
  • Cacahuazintl: cabosse de cacao

Pour la petite anecdote, le mot latin primitif du Cacaoyer était Amygdala pecuniaria, c’est à dire ‘amande monétaire’, ce qui montre que ses fèves furent tout d’abord un moyen de paiement.

Et pour finir (ou recommencer)… Une légende du Pérou

Cette histoire des Andes du Nord décrit le rôle crucial tenu par le cacao dans la restauration de l’équilibre de la nature et des origines de la vie, après qu’un dieu cupide vola toute la richesse pour ses propres fins.

Le mythe commence avec un dieu omnipotent nommé Sibu qui pouvait créer toutes formes de vie à partir de graines. Il était né dans une peau de fruit, et enfant, il avait été trouvé près d’une rivière.

Comme il n’arrêtait pas de pleurer et qu’il refusait toute forme de nourriture et d’eau, on lui donna de la masse douce de cacao dans la bouche, ce qui le contenta. Avec seulement cette nourriture, Sibu grandit et conçut toutes les choses de l’univers.

Le mythe dit que son épouse, Tsuruh, est le cacao, et ses robes de couleur sont les fleurs de cette plante.

Sibu transmit ses pouvoirs à un autre dieu, Sura, en lui donnant toutes les précieuses graines.

Un jour, Sura enterra les graines et partit du site pour quelques temps.

Malheureusement lorsqu’il était absent, un troisième dieu, l’escroc Jabaru déracina toutes les graines et les mangea, ne laissant rien pour le travail de création de Sibu et Sura.

Quand Sura revint, Jabaru trancha sa gorge et enterra Sura au même endroit que les graines qu’il avait volées. Très content de lui-même, Jabaru revint à la maison où ses femmes l’attendaient.

Après quelques temps, Jabaru passa de nouveau à cet endroit et s’aperçut que deux arbres étranges avaient jailli de la tombe de Sura: un cacaoyer et un grand calebassier.

Le dieu Sibu était aussi présent, et il se mit debout calmement derrière les arbres.

Quand il vit Jabaru s’approcher, il lui demanda de faire une boisson au cacao à partir de l’arbre.

L’escroc cueillit une cabosse de cacao pleine de fèves et un fruit du calebassier, et les ramena à ses femmes qui infusèrent le cacao et remplirent la coquille de calebasse vidée, avec la boisson riche.

Jabaru rapporta un des breuvages les plus aromatiques jamais créé et le tendit vers Sibu. ‘Non, tu bois en premier’ insista Sibu avec politesse.

Jabaru n’hésita pas un instant et s’exécuta avec impatience et enthousiasme, engloutissant la boisson délicieuse aussi vite qu’il le pouvait.

Mais ce régal changea en agonie lorsque le cacao né du pauvre corps de Sura fit gonfler et gonfler le ventre de Jabaru jusqu’à ce qu’il éclate, déversant les graines volées sur tout le sol.

Sibu restaura ensuite la vie de son ami Sura et lui redonna prudemment les graines de la création pour qu’aujourd’hui, tous les humains et les animaux puissent un jour grandir de ces précieuses graines et apprécier l’abondance et la générosité de la terre.

La mythologie du cacao a une grande portée sur l’état actuel du monde.

Le regain du désir pour le cacao représente le mythe qui se joue lui-même éternellement.

Le thème général de nombreuses légendes sur le cacao décrit que lorsque l’humanité commence à détourner la nature en abattant la jungle et en abusant des ressources naturelles, alors le cacaoyer, ses fruits et graines sont introduits pour restaurer l’harmonie avec la nature.